Le kit anti-crevaison et le gonfleur
C'est le duo qui m'a déjà tiré d'affaire. Sur un pneu tubeless, une mèche rebouche la perforation d'un clou ou une vis et tu repars tranquillement. Attention quand même : ça ne marche pas sur une roue à rayons à chambre à air, où il faut prévoir une chambre de rechange. Vérifie donc ce que monte ta moto avant de tout miser sur les mèches.
Et une mèche ne sert à rien sans de quoi regonfler, d'où le gonfleur. Les modèles sur batterie sont devenus minuscules et abordables, on en trouve qui tiennent dans une poche du coffre. Un seul réflexe à garder : recontrôler la pression à froid une fois rentré, parce qu'un gonflage en bord de route ne se fait jamais dans les règles. Je détaille tout ça dans le guide sur la pression des pneus.
Ce que j'ai fini par ajouter pour les longues sorties
Avec le temps, quelques objets se sont invités dans le kit parce qu'ils dépannent pour de vrai. Côté sécurité, je garde toujours le gilet de haute visibilité, de toute façon obligatoire en France, comme je l'explique dans l'article sur l'équipement obligatoire et recommandé. À côté, une mini-trousse de secours et une couverture de survie qui ne pèsent rien, un peu d'outillage adapté à ma moto, des colliers de serrage et un bon ruban adhésif qui règlent une quantité surprenante de petits pépins, une lampe pour les réparations à la nuit tombée, et des bouchons d'oreille qui réduisent franchement la fatigue du vent sur une grosse journée.
Côté confort, j'emporte un téléphone chargé bien sur avec une batterie externe, un en-cas pour les coups de mou entre deux étapes, et presque toujours un peu de liquide, parce que toutes les auberges de campagne ne prennent pas la carte. Et bien sûr, mes papiers : permis, carte grise et attestation d'assurance.
Adapte le kit à ta moto
Tout ça tient sans souci sur un trail, une GT ou une routière, qui ont un top-case et parfois des valises. Le kit reste à demeure et tu n'y penses plus. Sur un roadster ou une sportive, c'est une autre histoire : le rangement se compte en litres, parfois en presque rien, et il faut choisir.
Quand la place manque, garde sur toi l'essentiel, à savoir tes papiers, ton téléphone et le gilet, et joue la carte du compact pour le reste. Un kit à mèches en version mini, et pour regonfler, des cartouches de CO2 plutôt qu'un gonfleur, en gardant en tête qu'une seule cartouche ne suffit pas à remplir un pneu moto. L'eau passe dans la poche d'un petit sac à dos, et une pluie qui se plie dans une poche se case bien plus facilement qu'une grosse combinaison. Une sacoche de réservoir ou de selle apporte le volume qui manque sans transformer ta sportive en mule.
Les questions qui reviennent
Avec ce kit qui ne me quitte jamais, je pars l'esprit léger, prêt à rallonger la route sur un coup de tête. Après, il ne reste plus qu'à choisir où aller : pioche dans les traces GPS et file rouler.
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