Ce que ça veut dire
L'excuse, dans le milieu motard, n'est jamais crédible — et c'est bien tout l'intérêt. Elle désigne ce prétexte fumeux qu'on sort après avoir chuté, calé au feu rouge devant tout le monde, ou renoncé à une sortie parce qu'il faisait "un peu frisquet". Une bonne excuse motarde doit sonner faux dès la première phrase, histoire que tout le monde comprenne immédiatement qu'elle sert avant tout à sauver la face.
Le classique du genre : « J'ai pas pu venir, ma batterie était à plat » (comprendre : flemme totale de sortir sous la pluie). Ou encore : « J'suis tombé à cause d'une plaque d'huile invisible » (comprendre : erreur de trajectoire évidente). L'excuse fait souvent partie d'un rituel social bien connu entre motards, où celui qui l'invoque sait très bien qu'on ne le croit pas, et où les autres s'amusent justement à souligner l'énormité du mensonge.
Sortir une excuse bidon est généralement le signe d'une petite lopettisation passagère — cet instant de faiblesse où on préfère mentir plutôt qu'assumer une erreur de pilotage ou un simple manque de motivation. Loin d'être mal vue, l'excuse fait partie du folklore moto : elle donne lieu à des vannes, des surenchères d'inventivité, et parfois même à des concours informels du meilleur prétexte de l'année entre copains de virée.
À retenir
Ce mot est rangé dans Argot moto. Son niveau : Intermédiaire.
Le conseil MotoChill
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