Ce que ça veut dire
Le kéké, aussi surnommé « kékos », c'est un personnage bien connu de la communauté motarde, une sorte de caricature qui fait autant sourire qu'énerver. Contrairement au motard toute saison, le kéké fonctionne selon un calendrier bien précis : il hiberne tout l'hiver comme une marmotte et ne sort son engin que dès les premiers rayons de soleil du printemps.
Sa première mission au réveil ? Réassurer sa R1 « montée street » pour la saison qui commence. Vient ensuite le pèlerinage obligatoire chez l'accessoiriste du coin pour dénicher LA vis anodisée fluo qui fera toute la différence. Le look kéké se reconnaît d'ailleurs entre mille : passages de roue découpés, clignotants non homologués, pot d'échappement « homolokoi » qui fait un bruit de tondeuse à gazon boostée.
Niveau tenue, on est loin de l'équipement intégral : le kéké roule en T-shirt, short et tongs, avec pour seule protection un casque « racing replica » qui fait plus effet mode que sécurité. Une tenue qui fait grincer des dents pas mal de motards plus prudents, surtout quand on connaît les risques.
Le kéké adore aussi terminer son pneu arrière en un burn monumental devant les terrasses, avant d'aller monter des gommes ultra-tendres histoire d'enfumer tout le monde au feu rouge. On l'entend souvent dire : « Vise un peu mon appui, j'ai mis des gommards de compét' ! » tout en frimant sur deux cents mètres avant de rentrer se garer bien sagement.
Bref, le kéké c'est un cliché bien vivant du monde moto, entre passion débordante et manque cruel de discrétion (et parfois de bon sens sécuritaire).
À retenir
Ce mot est rangé dans Argot moto. Son niveau : Débutant.
Le conseil MotoChill
Passe par le quiz pour voir si tu sais vraiment réutiliser ce mot sur la route.