Ce que ça veut dire
Kékéland, c'est le territoire naturel du kéké, l'endroit où cette faune motarde estivale se retrouve en nombre pour exhiber ses gommes tendres et ses pots homolokoi. Le terme est utilisé avec une bonne dose d'ironie par les motards habitués, qui savent reconnaître d'un coup d'œil les zones où la concentration de « racing replica » et de tongs dépasse la moyenne nationale.
L'exemple le plus emblématique reste le circuit Carole, en région parisienne, lors de ses fameux dimanches gratuits en été. Ce jour-là, c'est l'invasion : R1, GSX-R et autres sportives tuning débarquent en horde, souvent pilotées par des motards plus soucieux de leur look que de leur trajectoire. L'ambiance y est électrique, entre les pneus qui crissent, les moteurs qui vrombissent et les selfies pris à côté de la moto « montée street ».
On utilise l'expression pour prévenir un pote ou se moquer gentiment de l'ambiance d'un lieu : « Tu vas où ce week-end ? — Carole, mais attention, dimanche c'est Kékéland assuré ! » ou encore « Cette route est devenue un vrai Kékéland le samedi soir, entre les burns et les pots qui pètent ».
Le terme peut aussi s'appliquer à d'autres lieux emblématiques : parkings de supermarchés le dimanche après-midi, ronds-points stratégiques en centre-ville, ou tout rassemblement spontané où les watts sonores dépassent largement les watts réels au moteur. Kékéland, c'est avant tout un état d'esprit collectif, une bulle où frime et adrénaline se mélangent, pour le meilleur (le spectacle) et pour le pire (la sécurité parfois oubliée).
À retenir
Ce mot est rangé dans Argot moto. Son niveau : Intermédiaire.
Le conseil MotoChill
Passe par le quiz pour voir si tu sais vraiment réutiliser ce mot sur la route.