Ce que ça veut dire
La mauvaise foi n'est pas juste un défaut chez le motard, c'est presque une compétence professionnelle. Elle se manifeste dès qu'il s'agit de justifier une chute ("le gravier était invisible, je te jure"), un excès de vitesse ("je suivais juste le flux"), ou un retard à une balade ("y'avait un accident sur l'autoroute", alors qu'on sait tous que c'est faux).
Cette figure de style linguistique atteint des sommets d'inventivité dans le milieu moto, où chaque motard développe au fil des années son propre répertoire d'excuses et de justifications. Elle s'exerce particulièrement bien après une chute ("c'est pas de ma faute, la route était sale") ou face à un contrôle radar ("j'ai pas vu le panneau, il était caché par un arbre").
Exemple classique en garage : "Non mais attends, si j'ai raté le virage c'est parce que le bitume était différent, pas parce que je roulais trop vite !"
La mauvaise foi cohabite souvent avec la lopettisation pour former un duo redoutable de justifications improbables. Elle fait partie intégrante de la culture moto, où on préfère souvent l'excuse créative à l'aveu simple d'une erreur de pilotage. Un vrai sport national chez les deux-roues, pratiqué avec fierté et sans complexe.
À retenir
Ce mot est rangé dans Argot moto. Son niveau : Débutant.
Le conseil MotoChill
Passe par le quiz pour voir si tu sais vraiment réutiliser ce mot sur la route.