Ce que ça veut dire
Quand tu qualifies une moto de merguez, c'est que tu ne fais vraiment pas dans la dentelle pour décrire son état catastrophique. On parle ici d'une bécane rincée, fatiguée, qui a visiblement vécu mille vies et pas toujours dans de bonnes conditions. Carénages fissurés, moteur qui fume, suspensions avachies : la merguez, c'est le degré ultime de la moto pourrie, à peine mieux qu'un étron sur roues.
Le terme s'utilise souvent avec une pointe d'affection paradoxale, notamment pour les motos de trail ou d'enduro qui ont bourlingué, ou pour ces increvables 125 qui ont servi trois générations d'apprentis motards avant de finir en pièces détachées. On croise régulièrement des merguez sur le Bon Coin, vendues "pour pièces ou pour réparer", véritable euphémisme pour dire qu'elles ne redémarreront probablement jamais.
Exemple typique entre potes mécanos : "Tu comptes vraiment restaurer cette merguez ? Elle est bonne pour la casse, mec !"
Ce terme s'oppose totalement à la meule qu'on chouchoute et qu'on entretient avec amour. La merguez, c'est souvent celle qu'on a récupérée pour trois fois rien, qu'on utilise pour apprendre la mécanique en cassant tout, ou celle qu'on laisse dehors sous la pluie sans état d'âme, car de toute façon, elle ne peut pas être plus abîmée qu'elle ne l'est déjà.
À retenir
Ce mot est rangé dans Argot moto. Son niveau : Intermédiaire.
Le conseil MotoChill
Passe par le quiz pour voir si tu sais vraiment réutiliser ce mot sur la route.